mardi 3 avril 2007

Nîmes Auto Rétro en visite chez P.G.O.

Bien loin de l'image de constructeur de répliques; (plus ou moins bien perçue par les collectionneurs), que la marque s'est forgée à l'origine, P.G.O. est aujourd'hui l'un de nos derniers constructeurs "artisan" du paysage automobile français. Que l'on ne s'y trompe pas, artisan ne veut pas dire "bricolage" et les voitures qui sortent aujourd'hui de chez P.G.O, sont particulièrement bien pensées et bien construites. Si elles n'ont désormais plus qu'un très lointain rapport avec les répliques d'antan, elles ont en revanche conservées l'esprit et la passion de ceux qui les construisent.

Historique

Née en 1980 à Mulhouse en Alsace de l'imagination de deux frères, Olivier et Gilles Prévôt, l'entreprise P.G.O. est à l'origine l'un des constructeurs artisanaux qui connaissent à l'époque un certain succès avec la construction de répliques. Pour P.G.O. cela passera par l'AC Cobra et la Porsche 356.
Après bien des vicissitudes, la Marque s'installe à St Christol les Alès et connaît un certain succès avec la sortie de son "Speedster II".
Rendue exsangue par un procès – que P.G.O. a pourtant gagné – la firme P.G.O. ne doit son salut qu'à l'intervention du groupe Al Sayer (le plus gros distributeur automobile du Moyen Orient, toutes marques confondues) qui sauve le constructeur par l'acquisition d'une majorité de parts.

En arrivant à St Christol les Alès, douze personnes occupent 18 000 m² d'une structure vide et vont construire l'usine et leurs outils; multitâche et passionnée cette petite équipe sera le noyau d'origine de PGO d'aujourd'hui où oeuvrent toujours dans le même esprit 70 personnes qui construisent avec la même passion ces voitures d'exception.


La visite :

Charme, compétence, et dynamisme, voilà la trilogie gagnante des relations publiques de P.G.O. à travers la personne qui nous reçoit pour une visite guidée où rien (ou presque) ne nous est caché.
Dans le hall de réception trônent une maquette à l'échelle 1 d'une "Cévennes", une "Speedster II" et une maquette d'étude d'un coupé.

P.G.O. "Cévennes"

P.G.O. "Speedter II"

La visite se poursuit par l'usine où se construisent et se montent les deux modèles fabriqués. Hormis les châssis, qui sont soudés par une entreprise spécialisée de la région lyonnaise et les sièges qui sont sous traités, toute la voiture est fabriquée ici.

Fabrication par projection
Les moteurs Peugeot ne sont naturellement pas fabriqués à St Christol, cependant du fait de sa position centrale arrière en lieu et place d'un moteur à l'avant, il y a quelques travaux d'adaptation, notamment tout le faisceau électrique.Les carrosseries sont fabriquées à base de résines à partir de moules réalisés à l'usine selon deux méthodes, l'injection entre un moule femelle et un moule mâle ou par projection. Cette méthode est particulièrement spectaculaire et réclame de la part de l'ouvrier une précision et une régularité du geste permanente

Je vous passe la longue liste des opérations qui suivent, ébarbage, ponçage, lavage et peinture pour obtenir un véritable miroir

La future voiture, n'est à l'origine qu'un numéro (avec code peinture etc...) collé sur un châssis qui va maintenant suivre son

Le chassis

itinéraire de montage et recevoir à chaque étape de nouveaux éléments. Ce qui frappe chez P.G.O, c'est "le geste", le coup de main de l'ouvrier qui façonne, ajuste jusqu'à la perfection.

Dès l'instant d'arrivée d'une commande, le processus complet de fabrication va durer trois mois. Le résultat est à la hauteur des espérances, la ligne originale est largement rajeunie, dynamisée et l'ensemble est superbe. Le petit plus étant la qualité de cette fabrication à la main.







"Cévennes" en peinture








Tous nos remerciements à la société P.G.O. pour nous avoir reçu.
Remerciements particuliers à Marie-Hélène COMBES pour son accueil et la passionnante visite qu'elle nous a concoctée.


Philippe Gey.
Photographies : Nadine Lardinoit, Michel Kirch, Robert Arnoux, Pascal Betillouloux, Bruno Méjean et Francis Massal.

mardi 27 février 2007

1ère Ronde Hivernale

25 février 2007

Comme il est dit en titre, il s'agissait d'une "première" et Nîmes Auto Rétro, bravant les risques annoncés par la météorologie nationale avait programmé sa première sortie de l'année ce dimanche 25 février et avait donné rendez-vous à ses membres les plus hardis sur la route de Sauve, à environ 6 Km de Nîmes. En dépit des incantations répétées d'une bonne partie des membres, le beau temps pourtant instamment prié d'être présent s'est fait attendre et s'est sous une forte averse que les équipages se sont retrouvés pour la distribution des plaques et du road book d'une sortie préparée par nos amis Michèle et Jean-Pierre.

Après avoir entraîné dans notre sillage un équipage britannique lors de notre balade du patrimoine l'année dernière, cette fois ci, c'est un équipage qui nous venait en droite ligne de Moselle à bord d'une superbe MG "A" de 1957 qui avait décidé de profiter de notre beau temps ! Oui, bon ! On ne va pas s'éterniser sur quelques gouttes d'eau ! Bref, quatorze équipages et trente et un passionnés sont au rendez vous, bien décidés a affronter les éléments ! Sur le parking, Une Simca Elysée côtoie une Fiat 1500, une MG "Midget", une Daimler et une Dyna Panhard. Même la 201 de notre illustre président est là, accompagnée d'une 2CV étanche … de l'intérieur vers l'extérieur ! D'une Traction limousine et plus rare sous nos latitudes, d'une Neckar.

A l'heure dite (ou presque) … C'est toujours sous les gouttes que le cortège s'élance vers Quissac, Sauve et St Hyppolite du Fort. Après un petit café réconfortant, une visite du musée de la soie nous attend. Notre charmante hôtesse sait faire passer et partager la passion qui l'anime et cette première halte enchante visiblement tous les participants désormais incollables tant sur l'élevage du vers à soie que sur les finesses de la filature. Ils flânent ensuite dans la boutique attenante pour marquer l'événement qui d'un carré de soie, qui d'une cravate du même métal.


A la sortie du musée, le mauvais temps, sans doute lassé de notre impassibilité s'est fait discret et une légère brise commence à chasser les nuages. C'est donc avec un moral gonflé à bloc que nous revenons après Sauve pour y déguster un excellent repas à l'auberge de la Pousaranque.

Bien repus nos valeureux équipages regagnent leurs fougueuses machines pour retourner vers le centre de Sauve où une nouvelle visite les attend au conservatoire de la fourche.

Là encore, nous sommes reçus comme des princes par une personne particulièrement passionnée par l'histoire de la fourche de Sauve et par la conservation de ce savoir faire. Elle a d'ailleurs grand mérite à faire passer le message au sein d'une troupe quelque peu … dissipée et rendue hilare par l'un de ses membres.

Nous apprenons ainsi que la fourche de Sauve a la particularité d'être d'une seule pièce de Micocoulier; qu'il faut entre huit et dix ans pour la réaliser et qu'elle est sans doute seule au monde … à porter une cravate. Noblesse oblige !

C'est donc particulièrement enchantés de cette journée que nous repartons pour notre dernière étape qui doit nous ramener vers Quissac où le regroupement final est prévu avant de se séparer et de regagner Nîmes via Sommières.

Bloquée par un feu de circulation, la moitié de la caravane va prendre une route parallèle à celle initialement programmée et s'est donc à la sortie de Villevieille que nous nous retrouverons pour notre ultime rassemblement de la journée.

Un grand merci à Michèle et à Jean-pierre pour cette passionnante journée et rendez-vous le mois prochain pour une journée "portes ouvertes" au pôle mécanique d'Alès.

Philippe GEY Photographies : Christian BONNET

mercredi 4 octobre 2006

Une Balade en Provence

L'espion à la Bugatti et son Maître scribe ayant (très provisoirement) déserté nos rangs, Jean et Nicole Lasserre ont bien voulu assumer la lourde charge de vous narrer par le menu cette ultime balade de l'année. Merci à tous deux d'avoir accepté; merci également à Jocelyne et à Christian pour leur prestation très remarquée de "voiture balai" , effectuée avec autant d'humour que d'efficacité.


C’était certain, la météo l’avait dit, il ne pleuvrait pas vraiment le matin et il ferait même un peu meilleur l’après midi. Pourtant de gros nuages noirs narguaient les 18 équipages courageux qui se retrouvèrent dans le jardin de la Mairie de GARONS, ce 1er octobre, pour prendre le départ de cette balade soigneusement préparée, comme les précédentes, par notre secrétaire et ami Philippe GEY.

Briefing autour du sympathique pot d’accueil offert par la municipalité de GARONS, inquiétudes vite dissipées quant à l’absence du couple TRIBUT, déjà aux prises avec les caprices du carbu de leur « 4 pattes » dans la montée de Garons, et la caravane s’élança vers l’est où le soleil qui perçait sous les nuages redonnait du courage aux équipages .Malheureusement, notre Président Paul CLEMENT, qui avait tenu à être présent au départ de cette balade, n’a pu y participer mais, c’est sûr, sa 201 sera bientôt opérationnelle.

Daimler du Chef en tête, la caravane disciplinée franchit le Rhône et atteignit bientôt Noves pour une petite pause ensoleillée sous les platanes. Même les toilettes étaient prévues, foi de road book…, mais pas plus d’un quart d’heure, respect de l’horaire oblige ! Et les vénérables mécaniques repartirent sur les belles routes de cette Provence profonde : Citroën DS 21 talonnée par son aînée la prestigieuse 15-6 , cabriolets Triumph MG A et Midget, Lancia Béta, Peugeot 404, sans oublier les berlines plus sages, Peugeot 403, Citroën 11BL, mais aussi les deux populaires 4cv trottinant sagement l’une derrière l’autre, les deux mythiques «dedeuches », la petite Panhard « Louis XV » en aluminium et la seule « avant guerre » de la troupe, la robuste Primaquatre , l’ « anti traction » de Louis Renault.


Un petit échantillon des participants

Le déjeuner était annoncé à SAULT, mais il fallait le gagner et réussir à franchir le col de N. D. des Abeilles, à 1000 m, simple formalité pour les uns, mais épreuve pour les autres, contraints de mouliner en seconde, l’œil sur le sommet qui n’arrive jamais…Mais tout se passa bien, les égarés d’un moment rejoignirent à temps et toute la troupe affamée se retrouva autour des tables du Restaurant SIGNORET dont la qualité avait été testée, comme il se doit, par notre talentueux Philippe.

Il n’y avait que la rue à traverser pour aller visiter, après le café et avant de regagner les voitures, l’atelier du Maître nougatier André BOYER, bien connu pour avoir fabriqué la plus longue barre de nougat du monde (13,80m). Bien que sortant de table, chacun écouta avec gourmandise les explications de la charmante hôtesse de la Maison et fit honneur au magasin de vente.

Lestées d’autant, les belles mécaniques reposées et refroidies entamèrent le parcours de l’après midi, non sans regretter la visite annulée de la Savonnerie Brunarôme qui, au grand mécontentement de Philippe qui se promit de lui passer un savon, avait, semble-t-il, oublié le passage du groupe !

Mais les nuages avaient à nouveau envahi le ciel et quelques gouttes commençaient à tomber, les belles anciennes reprirent la direction de l’ouest où, cette fois, le soleil semblait avoir émigré, juste le temps de dégripper, pour certaines, les essuie glaces engourdis. La caravane prit la route d’APT pour longer ensuite le flanc nord du LUBERON, avec, à sa droite, des vues sur Roussillon, Gordes et autres sites si prisés de la bonne société parisienne…

Un petit regroupement à COUSTELLET où une déviation imprévue contraignit les anciennes à emprunter un

Itinéraire de remplacement et tout le monde se retrouva sur le site de la Chapelle Ste Sixte, haut lieu de Pèlerinage, pour la visite de ce lieu vénérable d’ou l’on peut jouir d’une vue extraordinaire sur les Alpilles.


L’heure de la dispersion était arrivée, mais aussi celle des dernières photos, n’est ce pas Philippe Tribut qui voulut absolument agrémenter la photo de la chapelle romane de la présence de sa 4CV !

Bravo, Philippe GEY, encore un sans faute, mais au prix d’un travail considérable auquel nous rendons hommage, même si, comme te le fait dire ta modestie, c’est un plaisir pour toi ! Nous attendons avec impatience la prochaine édition !

Jean et Nicole Lasserre