dimanche 5 décembre 2010

Derniers tours de roues


C’est à côté de la piscine de St Gilles que nous nous sommes retrouvés pour le départ des derniers tours de roues de la saison 2010.
C’était le 7 novembre, nous étions 27 équipages et 57 personnes heureuses de partager cette journée ensemble.
Nous avons effectué un périple allant de St Gilles à Aigues- Mortes sur des routes bien agréables  découvrant une Camargue insolite et sauvage mais aussi  les beaux vignobles qui ponctuent le paysage autour d’Aigues-Mortes.
Comme nous étions nombreux, Philippe et Claude sans oublier Albert, nous avaient réservé des places de stationnement pour nos voitures  à côté du musée  des Vieux Tacots d’Aigues –Mortes.
Albert, propriétaire du musée des Vieux Tacots et néanmoins « jeune homme » moderne  et très élégant nous a accueillis chaleureusement.
C’est à pied que nous avons rejoint le centre ville d’Aigues-Mortes distant de 200m seulement. Albert nous a servi de guide durant cette journée à Aigues-Mortes.
Aigues-Mortes, cité de Saint Louis était un port à l’intérieur des terres. C’est donc Louis IX qui la fit élever sur un terrain marécageux en 1240. Ce fut le premier roi de France à disposer d’un port sur la méditerranée. Il bâtit la future tour de Constance et un château qui n’est plus. Des canaux sont aménagés vers la mer ,Arles et Montpellier. Saint Louis part du port d’Aigues-Mortes pour les croisades en 1248 puis en1270. En 1278 le port devient l’unique porte du royaume du Sud.
Le port de Marseille le supplante en 1481 ( la Provence étant rattachée à la France) et Aigues-Mortes ancienne cité protestante transforme ses tours en prisons pour Huguenots.
C’est en1875 que l’on crée un vignoble à l’abri du phylloxéra sur les terres de la ville qui connait alors une nouvelle expansion grâce aussi à la mode des bains de mer.
C’est par la tour Constance que commence notre première visite. Elevée en 1248 c’est le seul vestige du château. Probablement châtelet d’entrée, conçu pour être imprenable en particulier grâce à des murs de 6 mètres d’épaisseur. On accède aux différents étages par un escalier à vis.
 
La salle basse, circulaire est couverte d’une voûte à 12 quartiers. Au nord l’entrée est formée d’une double porte que fermait une herse en bois. Une sorte de couloir situé en hauteur permet de surveiller la salle basse. La salle haute servait de prison pour les protestants au XVIII siècle.
La terrasse domine la région. La tourelle abritait un phare qui guidait les bateaux et veillait à ce qu’ils s’acquittent du droit de douane. Les fortifications médiévales longues de 1640m ont résisté à l’assaut du temps et sont presque intactes. Les structures de bois, les toitures et les fossés en eaux ont disparu. Le rempart nord comporte la porte de la Gardette, porte militaire de la ville et la tour de Villeneuve, bon exemple de tour d’angle.
Le rempart sud comporte les portes de la marine des galions et des moulins. Les tours du rempart est, ont été un refuge dans les luttes entre catholiques et protestants. Quant au rempart ouest et son quartier nord-ouest fut longtemps un quartier militaire.
Après cette visite très intéressante nous allons visiter une biscuiterie dans la rue principale qui conduit à la place St louis cœur historique de la ville avec le couvent des capucins du XVII siècle et Notre Dame des Sablons (1260).
En fait Aigues-mortes marie avec bonheur l’histoire à la tradition et à la modernité.
Donc visite de la biscuiterie « La cure gourmande » clin d’œil fait à la première biscuiterie créée à Balaruc le Bains. Nous sommes accueillis par une dame qui nous fait l’historique de la biscuiterie et qui nous présente leurs différentes créations : caramels au beurre salé, chouquettes aux différents parfums naturels, macarons, madeleines….Nous dégustons, un vrai plaisir des papilles et en bons papis et mamies nous remplissons la jolie boite gracieusement fournie.
Après cet excellent moment il est temps de rejoindre le restaurant. Le soleil, qui l’eût cru, est aussi au rendez-vous ce qui permet à 4 personnes de déguster la paella dehors en terrasse. C’est aussi le moment des conversations, d’échanges agréables entre les uns et les autres.
Après cet agréable moment passé au restaurant nous allons à coté au musée des Vieux Tacots, véritable caverne d’Ali Baba où nous découvrons les très belles voitures anciennes, ainsi que des motos, des mobylettes… de monsieur Albert  qui n’est pas nostalgique mais dynamique car, pour certains nous découvrons que ce svelte papi était un champion de culturisme et a connu une grande notoriété  en France mais aussi en Europe grâce à une très grande discipline physique mais aussi à l’observation d’une hygiène de vie très stricte. Un monsieur volontaire énergique, qui nous impressionne..
Nous repartons et passons devant la tour Carbonnière, autrefois point de passage obligatoire pour les visiteurs qui allaient à Aigues-Mortes. En passant à côté en 2010 on ne peut s’empêcher de penser qu’il aurait été dommage qu’elle soit démolie et donc merci à ceux qui l’ont restaurée en 1858.
Peu avant St Gilles nous  nous arrêtons pour nous dire au revoir à la suite de cette belle journée. Manquaient à l’appel notre président Paul Clément et sa femme, leur voiture étant en panne ; Philippe et Claude étaient restés auprès d’eux pour les aider.
En nous quittant, nous avons bien pensé à eux ; nous les remercions chaleureusement pour donner à ce club une ambiance si sympathique.
Merci Philippe et Claude pour l’imagination et l’organisation de belles sorties. Merci aussi à tous ceux qui contribuent à l’épanouissement du club.
Donc vivement les nouvelles rencontres en janvier !
A bientôt.



lundi 4 octobre 2010

4ème Rallye d'Automne

3 Octobre

Le Rallye d'Automne est devenu un évènement très attendu des équipages de NAR. Attendu parce qu'il n'y en a qu'un de ce style dans l'année et que Jean nous concocte régulièrement un rallye aussi intéressant par le parcours que par  ses questionnaires.

Quinze équipages inscrits (dont un équipage fantôme) pour ce rallye et le rendez-vous est fixé à 08h00 au moulin de Langlade. La distribution des plaques et  le mini briefing de Jean pour mettre les équipage en situation précèdent la remise des enveloppes contenant les premières énigmes.
Il est 08h30 et déjà la Fiat 500 du président démarre comme un avion vers sa première destination !
Effectivement la Fiat pointe en premier à la première étape de Logrian ... du moins en temps !
Après avoir résolu un problème de vitesse de vol d'oiseaux partant d'endroits différents pour se rendre simultanément à un même point, tout ce beau monde se dirige vers les contreforts des Cévennes pour une deuxième étape qui passe par Durfort (Tiens, il y a la Fiat d'arrêtée à la foire et le président fait son marché) et Monoblet avant d'arriver à Lasalle.
Le temps de reconnaitre André Citroën sur une photo, de déterminer quelles croûtes fabriquent la boulangère et d'identifier cinq anciennes sur photos et chacun  travaille sur son questionnaire . A ce rythme "d'enfer"  chacun se demande un peu où il se trouve dans le classement ? La Fiat 500 présidentielle est-elle toujours devant ? 
Comme dans la fable, l'histoire nous apprendra plus tard  .... Mais laissons planer le suspens encore un peu. 
Un petit questionnaire sur Lasalle suivi d'un savant calcul sur le déplacement d'une aiguille de phonographe et voilà nos valeureux équipages en route vers Anduze.
les organisateurs
A  l'arrivée au restaurant "La grange de Labahou", chaque équipage rend son ultime questionnaire et va se garer. Les échanges vont bon train sur le parking pour savoir qui était sur la photo ou  si l'aiguille du phonographe parcourait bien 1978,20 mètres ! (non, 3 cm)!  Bref, les équipages tuent le temps en attendant le président parti le matin avec le couteau entre les dents !  Comme dirait un camarade Montluçonnais,  "néanmoins il finira par arriver  à un train de sénateur réélu " (pour un président, c'est logique).
Un Corrézien de passage
C'est dur la vie de Président !
Après un excellent repas tous les équipages gagnent St Jean du Gard afin de visiter le musée des vallées Cévenoles pendant que l'équipe organisatrice épluche les résultats sous la houlette de Jean, grand  maître des cérémonies.
La proclamation des résultats précède la dispersion et voit cette année encore la victoire du Vice-Président qui sauve l'honneur .

(Le classement du président est couvert par le secret défense et ne peut être dévoilé ici) !
Merci à Jean et à toute son équipe pour ce superbe rallye; tout le monde s'est bien amusé et nous attendons avec impatience celui de l'année prochaine.

La proclamation des résultats
Le vainqueur du jour

vendredi 1 octobre 2010

Balade du Patrimoine

19 septembre.

Comme chaque année à pareille époque, les membres de Nîmes Auto Rétro se sont retrouvés pour la balade du Patrimoine. Geneviève ayant gagné le droit d'établir le compte rendu, laissons-lui la parole !
C'est la rentrée pour tout le  monde ... y compris pour NAR avec la balade de Patrimoine de ce dimanche 19 septembre 2010. En raison des travaux de rénovation de la Mairie, le Rendez-vous  est fixé à Garons à 08h45 au parking des Argonautes. 21 équipages ont répondu présent et accrochent consciencieusement leur plaque tricolore spéciale "Journée du Patrimoine".
En route pour Boulbon  via Beaucaire et Tarascon. A Barbentane, un petit Mistral frisquet nous surprend au pied du moulin de Bretoule. Malgré tout ... les langues vont bon train : ce sont les retrouvailles...
Lou moulin de Bretoulo
De 1565 à 1774, 6 moulins à vent furent construits. Celui- ci est le dernier encore intact. Il fonctionna jusqu'en 1845 puis ces ailes cessèrent de tourner. Les moulins à vent furent peu à peu, vaincus par la machine à vapeur.
Le dernier occupant de ce moulin s'appelait Claude Berlandier qu'une hérédité avait rendu bègue, ce qui en provençal se dit "bret". C'est pour cette raison que le moulin fut baptisé "Moulin de Bretoule"



De là, Philippe en tête, nous balade dan la montagnette parmi les pins aux abords de l'abbaye de Frigolet : site pittoresque dont on ne se lasse pas. Dommage ! le chant des cigales a cessé.
Encore quelques kilomètres en direction d'Avignon et nous voilà à Graveson sur une petite route parmi les vergers à dénicher "les Figuières du Mas de Luquet" (à coté du musée des arômes visité par NAR en février 2010).
 Francis Honoré nous attend et nous accueille dans sa propriété de 12 hectares. Grand bavard mais captivant quand il nous parle de ses 4000 figuiers; il nous raconte son histoire.
A son retour du service national, il transforme peu à peu l'exploitation arboricole de son père en monoculture figuière. Pourquoi ?  Parce que la figue est typiquement méditerranéenne au même titre que l'olivier. Autrefois elle était à la base de l'alimentation des familles. Elle a même permis, avec les raisins séchés, de subvenir aux besoins des populations des châteaux forts en état de siège.
Depuis quarante ans, avec sa femme Jacqueline, ils consacrent à cette culture toute leur énergie, beaucoup de temps et d'investissement dans différents domaines, notamment dans la recherche variétale. A ce jour, leur exploitation compte 150 variétés (il en existe 650) qu'ils ont sélectionnées au cours de nombreux voyages aux quatre coins du globe : Californie, Japon, Afrique du SUd, Grèce, Oregon, Alabama ... 


Jusqu'aux années 1980-85 : 80% de la production se vendait en figues fraiches à l'exportation, puis la Turquie a envahi le marché avec des prix très bas. ce fut "le grain de sable" dans les rouages de la commercialisation. En trois années, l'exportation est passée à 0%. Il a fallu réagir et se montrer inventif pour écouler les figues sous des formes différentes. En l'espace de quelques années, la vapeur a été inversée et à ce jour 90% de la production est vendue sous forme de produits transformés : d'abord la confiture nature ou en déclinaison avce des noix, raisins, orange ...
Puis arrive le chutney aux figues et épices qui constitue un condiment parfait qui rappelle le Provence ensoleillée. Pas trop épicé, juste pour développer les papilles et faire ressortir le goût de ce qui l'accompagne. Et enfin, le vinaigre e figues, la moutarde à la figue, le sirop de figue et la dernière trouvaille, la confiture de figues au chocolat et fève de Tonka.
La commercialisation de ces divers produits s'est développée essentiellement gr^ce à la participation à de nombreux salons (160 jours par an) mais aussi grâce à des boutiques et à internet.
A retenir : Caque année, le dernier weekend d'octobre à Vézénobres , la fête de la Figoulade et Provence Prestige en Arles fin novembre. 

Tout en bavardant, Francis nous entraine dans ses vergers et tels Adam... et Ève... les membres de NAR croquent la figue à gogo. Heureusement, Francis a donné la permission ! Certains couples se sont essayés à l'expression "allons croquer le figue". Plus sérieusement, notons qu'un figuier produit en moyenne entre 80 et 150 kg de fruits selon les années.La récolte s'étale de m-juin à mi-octobre. Certaines variétés sont bifères (deux productions/an). La période de la taille s'étale sur cinq mois l'hiver. Trois variétés sont produites à usage commercial : La Noire de Caromb (qui se déshydrate aussi coupée en deux et exposée simplement au soleil), la Bourjasotte et la Dauphine. Mais nous avons aussi goûté à une espèce Grecque au physique ingrat...Petite...Très verte...Ratatinée... Le "Pécou" qui tombe... Mais avec une jolie chair rosée au goût subtil et sucré. Ainsi, chacun s'abandonne à déguster ce fruit, préféré d'Artémis, déesse de la fertilité.
Pour finir, Jacqueline nous présente et nous fait goûter sa gamme culinaire sucrée ou salée. Chacun fait ses petites courses dans la boutique, puis nous nous dirigeons un peu tardivement vers la plaine de Beaucaire, à "la Table de Marguerite" proche du vieux Mas.

Après un succulent repas ponctué d'un café pris sous la tonnelle, Philippe nous propose la visite du moulin dit" d'Alphone Daudet" à Fontvieille.
Là, les visiteurs sont nombreux car les entrées et le parking sont gratuits ... Nous en profitons pour monter à l'étage du moulin et visiter le musée du Bluton.
Avant de repartir, Nadine ne manque pas de prendre la traditionnelle photo de groupe et c'est le moment de la dispersion !!! ...



Mais nous serons quelques un à accepter la proposition d'aller découvrir à deux km de là, les vestiges de la meunerie de Barbégal, datant du 2ème siècle de notre ère, qui fut certainement la première "minoterie industrielle" composée de seize moulins,qui produisaient environ quatre tonnes de farine par jour ... de quoi nourrir les douze mille habitants de la Rome provençale : Arles. 
L'eau, venue de la face sud des Alpilles, arrivait grâce à un double aqueduc long de onze km, quelques beaux arcs en plein cintre sont toujours visibles. Les ruines de ce complexe architectural, à flanc d'un escarpement rocheux haut d'une vingtaine de mètres, donnent tout son sens à l'expression "travail de Romain".

Ainsi prend fin cette journée du patrimoine qui nous a permis d'accueillir de nouveaux membres et fut une belle réussite. Merci aux organisateurs.