mardi 13 janvier 2009

Salon Auto Moto Prestige et Collection


Pour un dixième anniversaire, ce fut une belle réussite. Sur le superbe podium central, neuf Bugatti d'exception accueillaient le visiteur. Fort bien mises en valeur par un écrin réalisé par les amis du musée du vieux Nîmes; elles furent l'âme de ce magnifique salon qui présentait également une cinquantaine d'autres voitures d'une vingtaine de clubs, des motos bien sûr et pour la première fois étaient également présentées une draisienne, un grand bi et autres bicyclette ancienne.
Comme l'année dernière, quelques artistes avaient fait le déplacement pour nous présenter leurs œuvres.
Oui, pour un dixième anniversaire, ce fut un beau salon ! Vivement le prochain.


dimanche 5 octobre 2008

2ème Rallye d'Automne

C'était prévu, ce 2°Rallye d'Automne était la dernière sortie inscrite au programme de Nimes Auto Rétro pour cette année 2008. Ce fut une bien belle journée et dix sept équipages étaient au départ. Merci à Geneviève et à Jean Claude d'avoir bien voulu écrire le récit de cette ultime balade 2008.

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Nous avons rendez-vous à l’hôtel « Holiday In » en ville active de Nîmes pour cette journée « Rallye d’automne » que nous partageons avec le « Lion’s Club Doyen de Nîmes» qui nous offre le petit déjeuner. Merci à eux pour cette sympathique initiative.


Une journée radieuse nous attend. Philippe nous remet la feuille de route qui nous permettra d’atteindre le premier contrôle en résolvant des énigmes . Toutefois, le dossier comprend une enveloppe « secours » ( à n’ouvrir qu’en cas d’urgence ) , histoire de ne perdre personne en route …..

Très vite, les 16 équipages démarrent …… Grâce à la vivacité d’esprit de chacun, nous nous trouvons tous à la queue leu-leu devant la mairie de Bouillargues pour y relever la date d’amenée des eaux dans cette commune.
Puis les organisateurs du rallye tiennent à ce que nous fassions connaissance avec le RP Allez ….(fondateur de l’œuvre Noëliste) commémoré par une plaque.

De là, notre feuille de route nous envoie vers Manduel et sa célèbre borne militaire romaine, puis à Jonquières-St Vincent, plus précisément à la Chapelle St Laurent du XIIème siècle. Arrivés sur ce site, on se serait cru autour d’une mini-ruche, tellement les candidats, transformés en «angelots excités», couraient dans tous les sens pour trouver la date de restauration de la chapelle…. 1818….est gravé de façon si évidente au-dessus de la porte d’entrée, que tout le monde cherche ailleurs, car l’indication « restauration » laisse penser à une date plus récente ! Ah, les coquins d’organisateurs !!..

Nous voilà repartis pour le village de la Clairette : pas d’hésitation nous filons vers Bellegarde, et grimpons au sommet de la colline au pied du donjon du vieux château du 13ème…fin de l’étape.
Ouf !… profitons d’une pause bien agréable sous les rayons chauds du soleil avec un joli et vaste panorama sur la Camargue.
Mais déjà de nouvelles épreuves nous attendent avant d’avoir le droit de repartir. Un petit jeu d’adresse pour commencer : 5 ba-balles à rentrer dans un bidon de lait posé à 4 mètres. Facile direz vous, nous sommes au pays de la pétanque !!!…pourtant, les scores ne furent pas bien fameux, la plupart d’entre nous ayant fait « Fanny »
.
Autre test : 5 pièces mécaniques à reconnaître….. Un certain « Flector » n’était familier que pour les chevronnés en la matière, ce qui a permis de creuser les écarts dans le classement final.

Et la course effrénée se poursuit …arrivés à Fourques, nous franchissons le magnifique pont suspendu sur le petit Rhône et traversons Arles, avant de passer devant l’Abbaye de Montmajour, construite à l’origine sur une île rocheuse des marais du Rhône.

Avant Fontvieille et son Moulin de Daudet, nous découvrons un aqueduc romain en étonnant état de conservation : il faut en évaluer « l’intrados » d’une arche ! Des petits futés ont le mètre en poche….. et bien, malgré ce………les écarts avec la bonne ? Mesure, furent souvent importants.

Les questions suivantes nous indiquent la direction du Paradou où nous devons trouver le nom d’un « Félibre » du cru …ç’aurait pu être difficile, mais il y avait justement la fête au village en son honneur.

Nos estomacs commencent à crier « famine » et il faut encore deviner de quel côté se diriger pour atteindre le lieu du « casse-croûte » . On se trouve dans la vallée des Baux, à Maussane, et l’auberge du « Mas des Barres » à dénicher, devrait être ….un endroit bien sympathique.
On demande l’adresse auprès des autochtones, mais c’est un anglais parlant presque avec «l’assent » du Midi qui nous guide en nous disant : « Vous allez bien manger et l’huile du Moulin y est délicieuse », ces propos ne font qu’accentuer notre fringale….A 4km de là, isolée dans un décor à la Van Gogh couvert d’oliviers : nous découvrons cette auberge où nous nous sommes régalés.
Le caviar d’aubergines et le fromage de chèvre sont en effet mis en valeur par un filet d’huile maison très parfumée. Sur la table trône un flacon de ce nectar divin ….dégusté seul ….il réjouit nos papilles.
Nous sommes au cœur même de ce terroir béni des dieux où l’olivier est le symbole de la culture méditerranéenne.
Le propriétaire du moulin nous propose une visite de son exploitation oléicole qui produit 100 000 litres d’huile par an. Une fierté et un charisme se dégagent de ses explications.


La vallée des Baux est la région la plus convoitée pour son huile distinguée par une AOC.
Cet «or vert » né au pied des Alpilles, est constitué de 5 variétés qui sont assemblées à la manière d’un vin pour en exprimer la saveur des fruits et produire cette huile reine de la gastronomie française
- la "Salonenque" (de Salon de Provence) au goût d’artichaut, de pomme verte : variété majeure dans l’AOC, elle apporte la douceur aux autres variétés plus puissantes.
- la picholine (d’origine gardoise) qui apporte le caractère, le goût poivré et lui confère de l’ardence
- la "Verdale" aussi appelé "Aglandau"
- et la "Berruguette", riches en arômes herbacés
- puis la "Grossane" toute en finesse et en rondeur qui déploie des arômes vifs et frais de pamplemousse et feuille de tomate

Cette huile de la Vallée des Baux est d’une acidité très faible : ce qui permet de garder sa fraîcheur pendant 18 mois.
Sa grande finesse, son équilibre, ses arômes allant du fruit mûr au fruit vert avec une petite point d’ «ardence » lui donnent une élégance particulière. Vous l’avez compris….c’est le must……

Quittons ce coin de paradis avec ses arbres d’exception qui opèrent une véritable fascination et qui dégagent force et sagesse.

Une dernière feuille nous est remise avec questions sur les Princes des Baux qui prétendaient descendre d’un roi mage…Lequel ? Il aurait apporté quelques boutures de "Grossane"dans la Vallée des Baux où l’arbre prospéra….Il s’agissait de Balthazar….( beaucoup d’entre nous ont répondu …. « au hasard……Balthazar » ….)


Pour trouver la réponse à cette question….comme pour bien d’autres, certains candidats, dont je tairai les noms….ont fait chauffer leur portable….(gare aux factures….)
De là, les autres énigmes nous conduisent à l’étape finale : l’Abbaye de Frigolet.

En attendant que les retardataires arrivent et que le jury corrige les copies; les premiers en profitent pour se balader dans le parc ou visiter la boutique afin de s’approvisionner en liqueur du RP Gaucher….certains même la dégustent sur place….

Et, c’est dans la fébrilité …..Que chaque équipage attend le classement après ce parcours épique. On se croirait à l’école des fans…
Philippe, notre « tonton mayonnaise » nous a fait comprendre qu’on était TOUS BONS presque ex aequo….mais qu’il fallait bien nous départager. Des prix, à la hauteur des

difficultés….ont été remis aux plus brillants.
Ce fut une excellente journée, conviviale et bien sympathique.
Merci aux organisateurs qui ont dû s’arracher les cheveux pour nous concocter ce parcours du combattant.

mardi 23 septembre 2008

Balade du Patrimoine

Dimanche 21 septembre
Pour la deuxième année consécutive, nos amis de l'Amicale des Vieilles Bielles Gardoise en Péril (AVBGP pour faire simple, ) s'étaient joints à nous pour cette désormais traditionnelle balade du patrimoine. Au programme du cru 2008, un superbe parcours routier en Cévennes, agrémenté de quelques visites. Le fil rouge de cette journée du patrimoine était la découverte de certains sites mégalithiques Cévenols. Cela se sait peu, mais avec un peu plus de 1800 spécimens recensés, le Languedoc Roussillon est probablement la région ayant la plus forte concentration au monde de mégalithes.



Certes
, il n'y a pas ici d'immenses alignements tels que ceux du massif armoricain et si Obélix n'habite pas en Cévennes, les sangliers sont eux … très présents ! C'est donc de bonne heure que nos vaillants participants se sont retrouvés sur la petite place de Parignargues pour y déguster un petit déjeuner offert par nos amis André et Cathy. Vérification des inscriptions, remise des plaques et des road book; bref, du classique. (Les madeleines étaient excellentes) ! A (presque) neuf heures le départ était donné pour une première étape qui amenait nos trente trois voitures jusqu'à St Hippolyte de Fort pour un bref arrêt avant de gagner St Roman de Codières par d'anciennes spéciales du Critérium, dont une partie de la célèbre "longue". La 201 du Président peinait un peu mais la persévérance du conducteur finit par "dompter" la belle !
A St Roman de Codières, premier arrêt au lieu dit "col de la pierre plantée" qui n'a pas usurpée son nom. En surplomb de la route se dresse un superbe menhir à proximité duquel ont été découverts certains outils (Bifaces) attestant d’une fréquentation humaine du territoire de Saint Roman de Codières pendant le paléolithique ancien. Emporté par leur élan certains en ont même loupé l'arrêt ! Je ne citerai pas de nom mais il y avait du beau monde, une MGB, un cabriolet 204… la liste serait fastidieuse ! L'étape suivante nous amenait à St Martial, charmant village de la vallée du Rieutord et capitale de l'oignon doux. Outre un petit marché auquel bon nombre de participants s'approvisionnaient, Madame Cabanel-Thédenat nous avait fait la gentillesse de nous ouvrir son atelier de peinture sur soie et prit le temps de nous expliquer le long travail qui mène de la matière brute au satin de la peau de nos compagnes. St Martial recèle également un autre trésor : une magnifique église romane du 12ème siècle superbement restaurée et mise en valeur. Merci à l'équipe qui a pensé et réalisé l'éclairage et la sonorisation historique, c'est une réussite !
Les estomacs commençaient à se rappeler à nous, il était temps de reprendre la route et de gagner le domaine de Blancardy à proximité de Ganges, pour un excellent repas. Ce restaurant n'a pas été choisi par hasard; outre le fait que Nîmes Auto Rétro y a déjà fait quelques escales très appréciées dans le passé, cette vieille ferme fortifiée nichée au milieu des vignes a également la particularité d'avoir un très beau menhir érigé à l'entrée du domaine. Après avoir satisfait nos papilles, un court trajet nous amenait à Ginestous où quelques pas nous permettaient d'admirer de nouveaux menhirs dont un spécimen particulier en forme d'amande, seul de son espèce recensé dans tout le sud de la France.

Au retour de cette petite promenade, nos fidèles mécaniques avalaient les petites routes serpentant au milieu des vignes pour rejoindre Corconne où nous attendait l'équipe de la cave coopérative, organisatrice d'une Fête des vendanges particulièrement dynamique et réussie. Un parking était prévu afin de permettre aux visiteurs d'admirer nos belles tandis que nous parcourions les différents stands des jouets en bois et de produits du terroir. Une dégustation (avec parcimonie) de "Pic St loup" clôturait cette visite. Une courte étape nous amenait ensuite à Vic le Fesc où le parking de la cave accueillait notre ultime regroupement afin que notre distingué Président puisse en quelques mots remercier les participants et faire l'annonce des activités prochaines.