lundi 18 avril 2011

Balade Cévenole

Dimanche20 mars 2011


Balade Cévenole,

Prenez des routes cévenoles, ajoutez une météo printanière, saupoudrez avec 20 voitures anciennes et leurs équipages. Ajouter une préparation minutieuse de Roselyne et Christian.
                   Il n'y a plus qu'à servir aux participants

C'est en début de matinée que l'ami Christian nous a donné rendez-vous au Parc de la tour vieille à Alès.
Accueil, remise des plaques et road-book, café et biscuits aident à attendre les derniers inscrits retardés pour accomplir leur devoir de citoyen.
Tout le monde une fois réuni, nous quittons le parc en direction de l'Ermitage surplombant Alès. Ce n'est pas une première, mais notre tentative précédente s'était  effectuée sous la pluie avec une visibilité proche du zéro absolu. C'est donc avec un œil neuf que nous découvrons ce très beau panorama.
 
Le temps de retrouver deux ou trois distraits qui ont des problèmes d'accommodation pour lire leur road-book et nous voilà repartis vers la corniche des Cévennes.
Nous traversons ainsi Générargues, St-Etienne-Vallée Française, Barre les Cévennes, St Germain de Calberte; autant de noms qui sonnent aux amoureux des Cévennes- et ils sont nombreux parmi nous- avant de redescendre vers St jean du Gard par Moissac et St Roman de Tousque. 
 Il est déjà l'heure de se restaurer et l'équipe qui nous reçoit à "la Corniche des Cévennes" s'y emploie  avec un talent certain. Merci à toute l'équipe pour la qualité de cet intermède gastronomique ! 
Les voitures bien reposées et les équipages rassasiés, c'est donc en pleine forme que nous repartons vers Alès visiter le parc des Camellias. Oui j'ai bien écrit "Camellias" et non Camélias ! Il semble en effet que lors de la publication de son roman en 1848, Alexandre Dumas (fils) ai commis une faute d'orthographe et comme personne n'a osé contredire le Maître, la faute est devenue vérité; à tel point que les deux orthographes sont admises aujourd'hui !
Une légère attente (une heure ¼ quand même) plus tard, nous sommes en présence du Maître des lieux qui nous conte par le menu l'histoire de ce parc floral. Curieusement nos accompagnatrices retiennent essentiellement l'utilisation des Phéromones destinées à piéger les insectes mâles !
C'est à l'issue de cette visite que nous nous séparons en attendant notre prochaine balade de printemps.


vendredi 25 mars 2011

Ronde Hivernale

Dimanche 27 février

Pour la première sortie 2011 fixée au 27 février, le bureau de NAR nous a concocté un parcours d'une centaine de kms autour d'Uzès.
Nadine et Francis, chevilles ouvrières de cette préparation, ne sont pas là, car leur petit fils Adrien a décidé de poindre le bout de son nez la veille à Paris. Meilleurs vœux de bonheur à ce bébé ... et qu'il ait le goût des voitures anciennes comme ses grands-parents.


 Le rassemblement sur le parking de Carrefour de Pont des Charrettes s'est vite constitué ... Les chevaux piaffent, car l'hiver a été long et les envies de bouger les démangent!!...Parmi les 27 équipages présents, on souhaite la bienvenue aux 7 nouveaux qui attirent les regards.
C'est à 300m de ce parking que la première visite a lieu : "L'ATELIER DU CAFÉ". Le jeune Julien Hurard, enfant du pays nous propose :
- un petit film sur la culture et la récolte du café,
- une démonstration de torréfaction avec une machine de 1905, fonctionnant au bois et charbon, unique en France.
- une dégustation de café accompagnée de croissants et pains au chocolat.
LE CAFÉ, une histoire au long cours :
La petite cerise aux grains verts : fruit du caféier a pour berceau l’Éthiopie où l'arbuste pousse à l'état sauvage. La légende raconte qu'un berger nommé Khaldi faisait paître ses chèvres dans la montagne et se lamentait de ne pouvoir dormir à cause de l'extrême agitation des bêtes. Inquiet, il raconte l'étrange phénomène aux moines "Soufis" qui décident d'observer de près le troupeau et s'aperçoivent que les chèvres se régalaient de petites baies rouges d'un arbuste très répandu dans la région.Ils goûtèrent les fruits et furent eux-mêmes pris d'une excitation surprenante.Comprenant l'avantage qu'ils pouvaient tirer de cette expérience pour se tenir éveillés durant les longues heures de prière, ils en firent des décoctions.On raconte aussi que deux moines revenant de la cueillette, furent surpris par une forte pluie. Ils firent sécher les baies dans la cheminée jusqu'à rôtir les grains.La torréfaction était née.
LA PROPAGATION DU CAFÉ
Par l'intermédiaire des pèlerins musulmans se rendant à la Mecque, le café se répandit dans tout le Proche-Orient. C'est au Yémen qu'apparurent les premières plantations de café. Celles-ci s'étendirent par la suite en Arabie et en Égypte, où boire du café (kahwa) entra rapidement dans les habitudes quotidiennes.
Le café fut connut en Europe seulement au XVII siècle, mais sa popularité grandit rapidement.
En peu de temps, les établissements servant du café se multiplièrent.
LE CAFÉ EN 2011
Le Brésil est aujourd'hui le plus grand producteur de café. Il faut savoir que le café est le deuxième produit le plus commercialisé au monde ... rès le pétrole.
LES VERTUS INCROYABLES DE LA CAFÉINE
Le café est une boisson très connue pour son action stimulante physique et psychique.
Une fois cueilli et séché, le grain de café devient vert. Celui-ci offre de nombreuses propriétés : augmentation des dépenses énergétiques, stimulation de l'activité intellectuelle, antioxydant, drainant ...
Il s'inscrit également comme un excellent tonifiant, grâce à ses propriétés régénératrices et dépuratives.
Dans son atelier, notre torréfacteur travaille uniquement à l'œil et au nez, c'est à dire en fonction des couleurs et des arômes.
Julien Hurard évoque aussi le crépitement du grain en cours de cuisson qui lui apporte les dernières indications.On devine que l'art du réfacteur est là :
le café retiré trop tôt du ventre du grilloir sera mal grillé, trop tard, il sera brûlé.
La torréfaction est l'équivalent de la vinification : c'est elle qui donne sa noblesse et son caractère aux cafés.
A savoir : c'est dans un expresso (obtenu avec un perco équipé d'une pompe d'au moins 15 bars) qu'il y a le moins de caféine. Normal : on extrait ainsi la quintessence du café, sachant que la caféine (toxine) arrive en fin de parcours !!!
Si par goût, vous le trouvez trop corsé : rajoutez-lui ... de l'eau chaude.
Passionné et passionnant, Julien Hurard a retenu toute notre attention pendant plus d'une heure trente, sans que nous voyons le temps passer. Puis nous reprenons la route en direction d'Arpaillargues à 6km d'Uzès pour la visite de la biscuiterie bio "Kocolo et Zaza".
Dans un petit atelier moderne et rutilant, ouvert au public depuis cembre 2010, deux passionnées de cuisine nous attendent : Franck (appelé Kocolo quand il était petit) et sa femme Isabelle (Zaza).Ce jeune couple qui vient de la région parisienne, s'est reconverti pour s'exprimer professionnellement dans leur passion : faire de la pâtisserie.Macarons ou sablés ? Que choisiront-ils?
Les macarons sont trop en vogue et tout le monde s'y lance ...
Alors, on fera des sablés bio, sans colorant, ni conservateur avec les 4 ingrédients bio : farine, sucre, beurre du Jura et œufs du Gard.Une fois la pâte confectionnée, elle est parfumée à l'orange, au chocolat ou aux framboises ; puis passée sous un laminoir avant d'être découpée, cuite au four et décorée.Leur passion est de réaliser un "biscuit plaisir". Non seulement, ils confectionnent les sablés, mais ....et surtout ... ils créent.

Leur originalité est la variété dans la forme et le décor des petits gâteaux. Isabelle était auparavant dans le design et la communication.

La "cerise du gâteau" c'est la personnalisation de sa production :

elle fait des sujets en fonction de l'évènement (baptême, mariage, anniversaire de magasin, d'entreprise) Elle effectue elle-même le glaçage dessiné à la main avec la poche à douille. Zaza adore le travail manuel : "c'est ma vie" dit-elle.


Elle fait des invitations, des cartes de vœux, etc ... en sablés.Cela ne revient plus cher qu'une jolie carte et au moins, ça se mange... tout comme on a dégusté les petites voitures en pâte sablée qu'elle nous a concoctées et offertes.En outre, Kocolo et Zaza commercialisent leur production dans les épiceries fines, magasins bio, marché d'Uzès, de Nîmes (1er samedi de chaque mois sur le J.Jaurès) Pensons à eux ...si des occasions se présentent pour faire connaître leurs sablés décorés ...qui sortent de l'ordinaire.Merci à nos deux pâtissiers tellement heureux de faire ce qu'ils aiment. 04.66.22.44.08 begin_of_the_skype_highlighting            04.66.22.44.08      end_of_the_skype_highlighting


Puis ce fut le repas servi dans une salle à proximité de la biscuiterie, par le traiteur Callens d'Uzès qui nous a régalé avec sa cuisine élégante et raffinée.Vers 15h, nous nous dirigeons vers la Ferme COUDERT une véritable "arche de Noé" à Font Coulorgues. Dans sa ferme, Bernard Coudert élève, à côté d'une basse-cour très variée, criaillant ou pépiant autour d'un vaste étang, des autruches, des nandous et des émeus.A proximité de taureaux, chevaux, cochons et chèvres, profitant de vastes espaces gagnés sur la garrigue, ces volatiles pondent bon nombre d'œufs.Sur son étal, lors des marchés du mercredi et du samedi sur la place aux herbes, avec ses fromages de chèvre, il propose des énormes œufs d'autruche qui permettent de succulentes omelettes digne de Gargantua.Un œuf suffit pour une douzaine de convives.L'après-midi se termina par un tiercé de petits cochons où chacun a pu choisir son outsider !!







dimanche 5 décembre 2010

Derniers tours de roues


C’est à côté de la piscine de St Gilles que nous nous sommes retrouvés pour le départ des derniers tours de roues de la saison 2010.
C’était le 7 novembre, nous étions 27 équipages et 57 personnes heureuses de partager cette journée ensemble.
Nous avons effectué un périple allant de St Gilles à Aigues- Mortes sur des routes bien agréables  découvrant une Camargue insolite et sauvage mais aussi  les beaux vignobles qui ponctuent le paysage autour d’Aigues-Mortes.
Comme nous étions nombreux, Philippe et Claude sans oublier Albert, nous avaient réservé des places de stationnement pour nos voitures  à côté du musée  des Vieux Tacots d’Aigues –Mortes.
Albert, propriétaire du musée des Vieux Tacots et néanmoins « jeune homme » moderne  et très élégant nous a accueillis chaleureusement.
C’est à pied que nous avons rejoint le centre ville d’Aigues-Mortes distant de 200m seulement. Albert nous a servi de guide durant cette journée à Aigues-Mortes.
Aigues-Mortes, cité de Saint Louis était un port à l’intérieur des terres. C’est donc Louis IX qui la fit élever sur un terrain marécageux en 1240. Ce fut le premier roi de France à disposer d’un port sur la méditerranée. Il bâtit la future tour de Constance et un château qui n’est plus. Des canaux sont aménagés vers la mer ,Arles et Montpellier. Saint Louis part du port d’Aigues-Mortes pour les croisades en 1248 puis en1270. En 1278 le port devient l’unique porte du royaume du Sud.
Le port de Marseille le supplante en 1481 ( la Provence étant rattachée à la France) et Aigues-Mortes ancienne cité protestante transforme ses tours en prisons pour Huguenots.
C’est en1875 que l’on crée un vignoble à l’abri du phylloxéra sur les terres de la ville qui connait alors une nouvelle expansion grâce aussi à la mode des bains de mer.
C’est par la tour Constance que commence notre première visite. Elevée en 1248 c’est le seul vestige du château. Probablement châtelet d’entrée, conçu pour être imprenable en particulier grâce à des murs de 6 mètres d’épaisseur. On accède aux différents étages par un escalier à vis.
 
La salle basse, circulaire est couverte d’une voûte à 12 quartiers. Au nord l’entrée est formée d’une double porte que fermait une herse en bois. Une sorte de couloir situé en hauteur permet de surveiller la salle basse. La salle haute servait de prison pour les protestants au XVIII siècle.
La terrasse domine la région. La tourelle abritait un phare qui guidait les bateaux et veillait à ce qu’ils s’acquittent du droit de douane. Les fortifications médiévales longues de 1640m ont résisté à l’assaut du temps et sont presque intactes. Les structures de bois, les toitures et les fossés en eaux ont disparu. Le rempart nord comporte la porte de la Gardette, porte militaire de la ville et la tour de Villeneuve, bon exemple de tour d’angle.
Le rempart sud comporte les portes de la marine des galions et des moulins. Les tours du rempart est, ont été un refuge dans les luttes entre catholiques et protestants. Quant au rempart ouest et son quartier nord-ouest fut longtemps un quartier militaire.
Après cette visite très intéressante nous allons visiter une biscuiterie dans la rue principale qui conduit à la place St louis cœur historique de la ville avec le couvent des capucins du XVII siècle et Notre Dame des Sablons (1260).
En fait Aigues-mortes marie avec bonheur l’histoire à la tradition et à la modernité.
Donc visite de la biscuiterie « La cure gourmande » clin d’œil fait à la première biscuiterie créée à Balaruc le Bains. Nous sommes accueillis par une dame qui nous fait l’historique de la biscuiterie et qui nous présente leurs différentes créations : caramels au beurre salé, chouquettes aux différents parfums naturels, macarons, madeleines….Nous dégustons, un vrai plaisir des papilles et en bons papis et mamies nous remplissons la jolie boite gracieusement fournie.
Après cet excellent moment il est temps de rejoindre le restaurant. Le soleil, qui l’eût cru, est aussi au rendez-vous ce qui permet à 4 personnes de déguster la paella dehors en terrasse. C’est aussi le moment des conversations, d’échanges agréables entre les uns et les autres.
Après cet agréable moment passé au restaurant nous allons à coté au musée des Vieux Tacots, véritable caverne d’Ali Baba où nous découvrons les très belles voitures anciennes, ainsi que des motos, des mobylettes… de monsieur Albert  qui n’est pas nostalgique mais dynamique car, pour certains nous découvrons que ce svelte papi était un champion de culturisme et a connu une grande notoriété  en France mais aussi en Europe grâce à une très grande discipline physique mais aussi à l’observation d’une hygiène de vie très stricte. Un monsieur volontaire énergique, qui nous impressionne..
Nous repartons et passons devant la tour Carbonnière, autrefois point de passage obligatoire pour les visiteurs qui allaient à Aigues-Mortes. En passant à côté en 2010 on ne peut s’empêcher de penser qu’il aurait été dommage qu’elle soit démolie et donc merci à ceux qui l’ont restaurée en 1858.
Peu avant St Gilles nous  nous arrêtons pour nous dire au revoir à la suite de cette belle journée. Manquaient à l’appel notre président Paul Clément et sa femme, leur voiture étant en panne ; Philippe et Claude étaient restés auprès d’eux pour les aider.
En nous quittant, nous avons bien pensé à eux ; nous les remercions chaleureusement pour donner à ce club une ambiance si sympathique.
Merci Philippe et Claude pour l’imagination et l’organisation de belles sorties. Merci aussi à tous ceux qui contribuent à l’épanouissement du club.
Donc vivement les nouvelles rencontres en janvier !
A bientôt.