lundi 18 juin 2007

Balade autour d’Alès

Dimanche 13 Mai 2007


Encore une fois nous n’avons pas de chance… Eh oui, il ne fait pas beau…
Malgré tout, une dizaine de voiture se retrouvent à 8h30 sur le parking de la mairie de « La Calmette ».

Encore une fois, notre cher ami, maire de la commune et membre de l’association, Yves Maurin, nous réserve un accueil chaleureux avec café et croissants à gogo.
Merci à toi O grand Yves !!!
Yves, c’est quand même dur de se lever aux aurores après une nuit pratiquement blanche pour cause de fête votive à La Calmette…

Le temps se fait de plus en plus menaçant mais nous partons quand même direction Alès, par la voie rapide (110Km/h en Dyna… Même le compteur n’y croit pas) où nous rejoignons le magnifique site de la « Tour Vieille »… Là, nous retrouvons notre très cher organisateur Christian Bonnet qui nous présente quelques amis en compagnie de magnifiques véhicules, tels que 4cv et autres…

Le temps se maintient, après un bref briefing de l’organisateur, nous voilà parti dans les rues étroites d’Alès sous le regard stupéfaits des habitants de cette charmante ville… Mais que font-ils ?
Rien de plus, nous nous dirigeons vers un magnifique point de vue dominant toute la ville d’Alès… Quelle côte !
Malheureusement, un rideau de nuage nous empêche de voir au loin…
Et en plus, ça y est, il pleut…

On ne perd pas le moral, nous voilà reparti vers Anduze…
Quelle déscente… Forcément, après la côte…

Juste avant Anduze, nous nous arrêtons sur le site de fabrication et de vente des « Poteries de la Madeleine ».
Là, les propriétaires nous ont réservé une magnifique visite des ateliers de fabrications… Quel travail et quels fours !
Tout le monde en profite pour faire ses emplettes… Ce n’est pas évident Monsieur Imbert de rentrer 2 magnifiques pots dans une Lancia…

La journée n’est pas terminée… Direction Anduze où nous traversons le village avec ses habitants toujours aussi étonnées de nous voir dans ces « voitures bizarres »…
Il ne pleut plus… Ouf ! Mais fait pas chaud quand même.

Nous voilà arrivé, juste après Anduze, au restaurant « Le Terroir des Cévennes » où nous dégustons une magnifique salade avec pleins de produits du terroir ! Heureusement d’ailleurs car sinon, ce ne serait pas le « Terroir » des Cévennes…
In n’y avait pas deux salades identiques… Conclusion, tout le monde se battait la salade du voisin ! Amusant.
Après quelques achats effectués dans le magasin, nous voilà repartis direction St Jean du Gard… On nous dit que nous allons visiter un Aquarium ! Hum !!!
Aquarium à St Jean du Gard ? Pourquoi pas…

Nous voilà sur la corniche dominant le village, avec ces virages et cette route étroite.
Pas facile de se croiser. Le propriétaire de la DS pourra vous le confirmer.

Après ces difficiles kilomètres tels une course de côte dans les Cévennes, nous voilà enfin arrivé à l’aquarium…

Et bien oui, il existe… Et il est plutôt pas mal… Cette visite a surpris tout le monde et surtout les enfants… Quels beaux spécimens parfois !

Visite terminée, c’est le temps de la séparation… Et chacun retourne chez soi !

Ah, au fait, le temps était toujours aussi pourri mais quelle belle journée.

Merci Christian !
A quand la prochaine !

Jean-Philippe.

lundi 14 mai 2007

Balade autour du Vaccarès

Quatrième balade de printemps
Dimanche 15 avril 2007

Ils avaient guetté la météo toute la semaine, les 22 équipages qui se retrouvèrent ce 15 avril au matin devant la mairie de St Gilles, mais ils arboraient un large sourire car un soleil radieux brillait déjà dans un ciel sans nuages, augurant d’une magnifique journée estivale avant la date.

Accueil chaleureux de Mr le Maire autour d’un sympathique pot d’accueil devant nos anciennes piaffant d’impatience, et ce fut le départ vers la Camargue en suivant l’itinéraire si bien décrit dans le road book avec photos ( en couleurs ! ) minutieusement préparé par notre dynamique trésorier Jean Philippe, maître d’œuvre de cette journée.





Soixante dix ans d’automobile étaient représentés dans notre caravane, de la Simca Fiat Ballila de 1937 à la toute récente PGO Speedster II , en passant par les populaires d’après guerre : Renault 4cv, Citroën 2cv, Panhard Dyna X, Simca 1000 et Aronde, les un peu plus jeunes : Fiat 500 de notre Président, Renault 17, Peugeot 404 et 504, Citroen Traction, Fiat 1500 et X 1/9, Renault 5, Talbot, Citroên Méhari 4x4, les sixties anglaises : Triumph TR3 et TR4, MG Midget, sans oublier la majestueuse Daimler de notre secrétaire.






Magie de la Camargue sous le soleil du matin, ronronnement des moteurs ravis de n’avoir à peiner dans aucune côte, tranquillité des petites routes bordées de sagnes le long des enganes, les équipages se retrouvèrent bientôt au Sauvage pour franchir le petit Rhône sur le bac d’un autre âge qui survit, aussi vénérable que nos vieilles mécaniques. Nostalgie des plus anciens d’entre nous qui se rappelaient l’avoir emprunté un demi siècle plus tôt…. avec parfois les mêmes autos !


Les Saintes Maries de la Mer furent bientôt atteintes et traversées et la caravane prit la route de Pioch en passant par le célèbre mas de Cacharel où fut tourné le fameux film « Crin Blanc ».





La halte déjeuner était prévue au Domaine de Méjanes, fief camarguais de Ricard. Comme il se doit, c’est une gardianne à laquelle les participants affamés firent honneur, mais pas question de sieste, horaire oblige, tout le monde se retrouva vite regroupé au pied des arènes pour assister à une fort intéressante démonstration de « tri » de taureaux par les membres de la famille de nos hôtes, virtuoses cavaliers. Une petite démonstration d’art équestre camarguais sur la piste des arènes termina cette halte et nos vénérables anciennes à peine refroidies s’élancèrent à nouveau pour le parcours de l’après midi, toujours entre marais et salicornes, en direction d’Arles, par le chemin des écoliers.


C’est le Mas de Rey qui avait été judicieusement choisi pour cette dernière halte, magnifique propriété viticole chargée d’histoire puisque sa création date des Templiers et qu’une ancienne chapelle, soigneusement entretenue, témoigne de son riche passé. La famille Mazzoleni, actuelle propriétaire, exploite les 60 hectares du vignoble dans un esprit novateur en collaboration avec les organismes de recherche sur la vigne, le vin et la santé.

Après un accueil dans la chapelle par son fils et un petit historique de la propriété, la maîtresse des lieux nous invita à une visite commentée des chais et installations viticoles avant de nous proposer une dégustation fort appréciée à l’issue de laquelle chacun put faire les achats nécessaires à la reconstitution de sa cave

Que ceux qui n’avaient pas pu s’inscrire à cette balade de printemps se consolent, le domaine accueille les groupes dans sa magnifique salle ouvrant sur les vignes, alors ne serait-ce pas le lieu idéal pour notre prochaine assemblée générale ?

C’est à regret que nous priment congé de nos hôtes et que nos anciennes s’élancèrent, sous un soleil encore bien présent, sur le chemin du retour.

Que les membres du Bureau soient encore remerciés pour la parfaite organisation de cette journée, et particulièrement Jean Philippe dont la petite Pan-Pan Louis XV forte de ses 26 CV (réels) fermait vaillamment la marche pendant tout le parcours.

mardi 3 avril 2007

Nîmes Auto Rétro en visite chez P.G.O.

Bien loin de l'image de constructeur de répliques; (plus ou moins bien perçue par les collectionneurs), que la marque s'est forgée à l'origine, P.G.O. est aujourd'hui l'un de nos derniers constructeurs "artisan" du paysage automobile français. Que l'on ne s'y trompe pas, artisan ne veut pas dire "bricolage" et les voitures qui sortent aujourd'hui de chez P.G.O, sont particulièrement bien pensées et bien construites. Si elles n'ont désormais plus qu'un très lointain rapport avec les répliques d'antan, elles ont en revanche conservées l'esprit et la passion de ceux qui les construisent.

Historique

Née en 1980 à Mulhouse en Alsace de l'imagination de deux frères, Olivier et Gilles Prévôt, l'entreprise P.G.O. est à l'origine l'un des constructeurs artisanaux qui connaissent à l'époque un certain succès avec la construction de répliques. Pour P.G.O. cela passera par l'AC Cobra et la Porsche 356.
Après bien des vicissitudes, la Marque s'installe à St Christol les Alès et connaît un certain succès avec la sortie de son "Speedster II".
Rendue exsangue par un procès – que P.G.O. a pourtant gagné – la firme P.G.O. ne doit son salut qu'à l'intervention du groupe Al Sayer (le plus gros distributeur automobile du Moyen Orient, toutes marques confondues) qui sauve le constructeur par l'acquisition d'une majorité de parts.

En arrivant à St Christol les Alès, douze personnes occupent 18 000 m² d'une structure vide et vont construire l'usine et leurs outils; multitâche et passionnée cette petite équipe sera le noyau d'origine de PGO d'aujourd'hui où oeuvrent toujours dans le même esprit 70 personnes qui construisent avec la même passion ces voitures d'exception.


La visite :

Charme, compétence, et dynamisme, voilà la trilogie gagnante des relations publiques de P.G.O. à travers la personne qui nous reçoit pour une visite guidée où rien (ou presque) ne nous est caché.
Dans le hall de réception trônent une maquette à l'échelle 1 d'une "Cévennes", une "Speedster II" et une maquette d'étude d'un coupé.

P.G.O. "Cévennes"

P.G.O. "Speedter II"

La visite se poursuit par l'usine où se construisent et se montent les deux modèles fabriqués. Hormis les châssis, qui sont soudés par une entreprise spécialisée de la région lyonnaise et les sièges qui sont sous traités, toute la voiture est fabriquée ici.

Fabrication par projection
Les moteurs Peugeot ne sont naturellement pas fabriqués à St Christol, cependant du fait de sa position centrale arrière en lieu et place d'un moteur à l'avant, il y a quelques travaux d'adaptation, notamment tout le faisceau électrique.Les carrosseries sont fabriquées à base de résines à partir de moules réalisés à l'usine selon deux méthodes, l'injection entre un moule femelle et un moule mâle ou par projection. Cette méthode est particulièrement spectaculaire et réclame de la part de l'ouvrier une précision et une régularité du geste permanente

Je vous passe la longue liste des opérations qui suivent, ébarbage, ponçage, lavage et peinture pour obtenir un véritable miroir

La future voiture, n'est à l'origine qu'un numéro (avec code peinture etc...) collé sur un châssis qui va maintenant suivre son

Le chassis

itinéraire de montage et recevoir à chaque étape de nouveaux éléments. Ce qui frappe chez P.G.O, c'est "le geste", le coup de main de l'ouvrier qui façonne, ajuste jusqu'à la perfection.

Dès l'instant d'arrivée d'une commande, le processus complet de fabrication va durer trois mois. Le résultat est à la hauteur des espérances, la ligne originale est largement rajeunie, dynamisée et l'ensemble est superbe. Le petit plus étant la qualité de cette fabrication à la main.







"Cévennes" en peinture








Tous nos remerciements à la société P.G.O. pour nous avoir reçu.
Remerciements particuliers à Marie-Hélène COMBES pour son accueil et la passionnante visite qu'elle nous a concoctée.


Philippe Gey.
Photographies : Nadine Lardinoit, Michel Kirch, Robert Arnoux, Pascal Betillouloux, Bruno Méjean et Francis Massal.